martes, 13 de noviembre de 2007

Il était une fois un pays qui s'appelait l'Espagne, où vivait un ministre de la culture, un secrétaire chargé du cinéma et un palais rose qu'on appelait la Filmoteca.
Dans ce palais, travaillaient des gens venus de tous les horizons, et il y en avait qui aimaient leur travail. Ils auraient aimé continuer à travailler dans le palais et s'efforçaient à la tâche.
Mais trois mois par an, on les jetait dehors comme des bons à rien. Et malgré cela, ils étaient heureux de retourner au palais chaque année, lorsque commençaient à fleurir les arbres de la rue Magdalena.
Mais un beau jour, une directive ministérielle arriva. Un petit morceau de papier de rien du tout. Qui disait:
Oh bonnes gens, nous vous annonçons avec fierté l'ouverture d'un grand concours (ouvert seulement aux personnes disposant d'un contrat de travail au ministère de la culture). Nous choisirons avant tout ceux qui correspondent au poste de travail. Mais, si aucune des personnes qui se présentent ne correspond aux attentes, alors nous prendrons n'importe qui, pourvu qu'il ait déjà un poste fixe...
Les pauvres travailleurs "autonomos" gardèrent un moment le silence. Ils avaient envie de pleurer, quand on leur apprit qu'il y avait déjà des personnes qui s'étaient déjà présentées.
Pour le poste de montage vidéo, c'était le chauffeur de la fourgonnette qui se présentait.
Pour la restauration physique des pelicules, c'était une cuisinière de la Bibliothèque Nationale.
Oui, cette histoire aurait pu être tragique, si l'on regardait du côté des travailleurs mis à la rue après bien des années passées au palais (l'un y avait travaillé dix ans), mais d'un autre côté, la situation ne pouvait que soulever des vagues de rire.
Je vous laisse continuer cette comédie, que l'on m'a racontée ce matin au palais, à moi, une de celles qui risquent de se retrouver dans la rue demain!

No hay comentarios: